The Canadian Association for Graduate Studies (CAGS)

L’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) est un organisme de bienfaisance enregistré et une entreprise à but non lucratif constituée en vertu de la Partie II de la Loi canadienne sur les sociétés par actions. De sa création, en 1962, à 2006, l’ACES a opéré en tant qu’association privée dirigée par un comité directeur élu par les membres. Le premier règlement officiel de l’ACES a été approuvé par le ministre fédéral de l’Industrie en décembre 2006. Puis, en 2014, l’association est devenue un organisme de bienfaisance enregistré en vertu de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif.

BUREAU NATIONAL DE L’ACES

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Aperçu historique de l’ACES

Le concept d’une association nationale visant à représenter et à favoriser les études supérieures a été discuté pour la première fois lors d’une réunion de la Conférence nationale des universités et collèges canadiens tenue à l’Université McMaster en juin 1962. Lors de cette rencontre, les doyens des études supérieures de trois établissements de premier plan – l’Université de l’Alberta, l’Université McMaster et l’Université Queen’s – ont convenu d’agir pour remédier au « fait que l’on n’accordait pas suffisamment de temps et que l’on n’approfondissait pas suffisamment les questions propres à l’enseignement postbaccalauréat ».[1] Leur solution était de créer une association pancanadienne pour les études supérieures. Sous la direction de A.G. McCalla, doyen des études supérieures de l’Université de l’Alberta, des invitations ont été envoyées aux doyens de tout le pays pour qu’ils assistent à une réunion à l’Université Carleton plus tard cette année-là. Dix-huit établissements ont répondu à la lettre et ont envoyé des délégués à la réunion, tout comme la Fondation des universités canadiennes et les membres de la Conférence nationale des universités et collèges canadiens. [2] La réunion informelle qui s’est tenue du 30 novembre au 1er décembre 1962 a marqué le début de ce qui allait devenir plus tard l’ACES – l’Association canadienne pour les études supérieures. Un conseil exécutif composé de quatre doyens des études supérieures a été formé et il a été convenu de tenir une réunion annuelle en novembre; une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui. Les principaux objectifs de la nouvelle association ont été élaborés dans le but de créer une communauté et de partager les connaissances non seulement entre les doyens, mais aussi avec un large éventail d’intervenants dans l’enseignement supérieur canadien. Tel qu’élaboré en 1962, l’objectif de l’ACES était de manière générale, promouvoir l’amélioration de l’enseignement supérieur dans les universités canadiennes et d’échanger des informations, des expériences et des points de vue concernant :

  • L’initiation, l’organisation et l’administration des études supérieures.
  • L’admission, le soutien et la supervision des étudiants des cycles supérieurs.
  • La structure des programmes diplômants.
  • La promotion de la recherche.
  • Autres questions intéressant les doyens et les directeurs des études supérieures.

Au cours des six décennies qui ont suivi sa création, la taille, la portée et l’influence de l’ACES ont considérablement augmenté. L’association, qui ne comptait à l’origine que 18 établissements, s’est agrandie pour inclure 62 universités et instituts de recherche, les organismes fédéraux de financement de la recherche et un grand nombre d’autres parties prenantes intéressées par l’enseignement supérieur. Le nombre d’activités et d’initiatives entreprises par l’ACES a également augmenté de façon spectaculaire d’une année sur l’autre et englobe aujourd’hui la publication de documents de recherche et de rapports statistiques annuels, la gestion d’ensembles de données nationales, l’attribution de prix d’excellence en matière de mentorat et de bourse d’études, le soutien de groupes de travail sur des questions contemporaines, la participation à des projets de collaboration et interdisciplinaires, et l’organisation de réunions telles que notre événement phare, la conférence annuelle de l’ACES. La conférence de l’ACES, qui en est à sa 64e édition, est passée d’un rassemblement d’une journée de deux douzaines de doyens à un événement d’une semaine réunissant des centaines de participants de tout le pays et d’ailleurs.

Au fil du temps, l’ACES a évolué et a mûri en tant qu’organisation. Une constitution officielle a été rédigée et approuvée par les membres à la fin des années 1980, et ce document a été transformé pour devenir notre premier ensemble de règlements. En 1991, l’ACES a obtenu le statut d’organisation à but non lucratif et d’organisme de bienfaisance enregistré par l’Agence du revenu du Canada, ce qui lui a permis de générer des revenus grâce aux cotisations des membres et d’ouvrir un compte bancaire. La stabilité financière a également permis à l’ACES de s’installer dans des bureaux plus grands et plus accessibles – d’un classeur du bureau du secrétaire honoraire de l’Université Carleton, à une pièce louée à l’Université d’Ottawa, jusqu’à son siège actuel dans un bâtiment historique situé dans le marché By d’Ottawa. Au fur et à mesure que l’ACES franchissait ces étapes organisationnelles importantes, son nom a changé plusieurs fois. Comme on peut le voir dans l’annexe finale, aucun de nos anciens noms n’était particulièrement inspirant ou mémorable, mais ils reflètent un changement important, celui de se concentrer principalement, sinon exclusivement, sur les questions qui préoccupent les doyens des études supérieures, tout en adoptant une vision plus représentative et inclusive des études supérieures en général.

Les changements de nom ont également été le reflet de transformations assez frappantes au sein du conseil d’administration de l’ACES. Bien que diversifiés sur les plans géographiques et disciplinaires, les 25 premiers présidents de l’ACES étaient tous blancs, masculins et majoritairement anglophones. Les premiers conseils d’administration étaient relativement petits et très soudés (3 à 5 membres), et entièrement composés de doyens et de directeurs d’études supérieures qui étaient, là encore, pratiquement tous des hommes blancs. En effet, les premières femmes à siéger au conseil d’administration de l’ACES – Julia Rowney de l’Université de Calgary et Lois Smedick de l’Université de Windsor – ont été élues en 1986/1987, soit quelque 24 ans après la fondation de l’association. En 1990, la Dre Smedick a franchi un nouveau cap en étant élue présidente de l’ACES. À l’opposé, notre conseil d’administration moderne peut compter sur 16 administrateurs issus d’un bassin de talents diversifié composé de doyens, de doyens associés, d’administrateurs et d’étudiants diplômés. Il a été délibérément conçu pour être représentatif de la communauté de l’ACES dans son ensemble, en tenant compte des considérations traditionnelles de géographie, de langue et de discipline, ainsi que d’une attention plus nuancée au sexe, à la race, au statut professionnel, à la taille de l’établissement, aux compétences et à l’expertise pertinentes.

Aujourd’hui, l’ACES est l’organisation nationale du Canada qui assure le leadership, favorise la communauté et encourage la collaboration afin de promouvoir l’excellence dans l’enseignement supérieur, la recherche et les bourses d’études. La vision de l’ACES est d’être reconnue comme le chef de file canadien en matière d’enseignement supérieur, de politiques et de pratiques afin de soutenir la formation de personnes qui, au moyen des bourses d’études, de la recherche, et de l’innovation contribuent à l’épanouissement des sociétés au Canada et dans le monde.

[1] Frederick A. Aldrich, The More Things Change…A Somewhat Reminiscent History of the Canadian Association of Graduate Schools (Ottawa : ACES, 1988) : 3.

[2] Alberta, Carleton,Collège d’agriculture de l’Ontario, Ottawa, Montréal, Nouveau-Brunswick, Mémorial, Dalhousie, Queen’s, Laval, Assumption, Toronto, UBC, McMaster, Saskatchewan, Nova Scotia Technical College, McGill, St. Francis Xavier.