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15 septembre 2016

Prix d’excellence pour une thèse de doctorat (PETD) du Canada : l’histoire revisitée


Un auteur à succès de livres portant sur l’histoire, les affaires et le sport a remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat (PETD) du Canada pour 2016. « Stone of Power », l’étude de Douglas Hunter (PhD en Histoire de l’Université York) qui se penche sur la façon dont les peuples autochtones de l’Amérique du Nord ont été dépeints, et leur histoire culturelle parfois effacée, a été le choix ultime des juges.

Ayant une carrière établie comme écrivain, éditeur, cartographe et artiste graphique, M. Hunter, 57 ans, a remporté plusieurs prix littéraires. Suite à l’insistance d’une historienne de l’Université York, qui sera plus tard son superviseur de thèse, il est ensuite retourné aux études pour faire son doctorat.

« Je l’ai invité à donner une conférence sur les explorateurs du Nouveau Monde dans l’une de mes classes », dit Carolyn Podruchny, professeure associée à l’Université York. « À la fin de ce cours, j’étais convaincue qu’il devait faire un doctorat ».

Mme Podruchny le décrit comme étant « brillant, amusant et humble », ajoutant qu’il « respecte des normes élevées dans son travail et qu’il possède une énergie et une curiosité apparemment sans limite. Sa générosité intellectuelle avec ses pairs était inspirante pour notre département ».

Son travail comme journaliste et auteur lui a procuré les compétences organisationnelles et de recherche pour terminer une thèse engagée. Le travail de doctorat a bien sûr amélioré ces compétences, mais il lui a apporté beaucoup plus.

« C’était une occasion d’explorer ce que les historiens avaient déjà écrit sur ce sujet et de le développer à un autre niveau », déclare Hunter à partir de son bureau à domicile sur la Baie Géorgienne en Ontario. « Cela a nécessité plus de lecture et de réflexion que je n’aurais jamais pu imaginer ».

Conteur expérimenté, Hunter a utilisé une roche grise de 40 tonnes logée dans le lit d’une rivière au Massachusetts et recouverte de pétroglyphes, comme fondement de son étude. Examiner les théories et les explications autour de Dighton Rock, qui a déjà été la relique la plus célèbre en Amérique, permet à M. Hunter d’explorer pourquoi les peuples autochtones ont été réduits par des penseurs importants depuis la fin du dix-septième siècle. « Les origines de Dighton Rock ont été un sujet très contesté parmi les historiens », dit-il. Étudier son historiographie nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur la colonisation et de quelle façon nous faisons l’histoire ». La thèse démontre comment les théoriciens essayaient vraiment de répondre à deux questions, à l’avantage des colonisateurs : qui appartenait à l’Amérique et à qui appartenait l’Amérique?

Hunter a failli tout abandonner cinq semaines après avoir débuté son doctorat. Habitué à une lourde charge de travail, il n’avait cependant pas anticipé le volume de lecture à faire pour le cours. Il était inquiet en raison de l’écart de 30 ans qui le séparait depuis ses derniers cours à l’université. La route de la Baie Géorgienne jusqu’à Toronto représentait un grand défi durant les mois d’hiver, tout comme ses responsabilités familiales en tant qu’aidant principal de son fils d’âge adulte requérant des soins spéciaux. Mais il a persévéré, obtenu une bourse d’études Vanier Canada ainsi que la bourse canadienne William E. Taylor en tant que candidat exceptionnel au doctorat en sciences sociales et humanités. Il est actuellement boursier sous la supervision de la Dr Susan Roy à l’Université de Waterloo. Une version mise à jour de sa thèse, comprenant des recherches supplémentaires, sera publiée sous le titre de Stone of Power par les Presses de l’Université de Caroline du Nord à l’automne 2017. Il rédige aussi un livre pour les Presses de l’Université McGill-Queen’s sur la supercherie des reliques vikings de Beardmore au Musée Royal de l’Ontario.

« Douglas Hunter est un choix extraordinaire pour le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat », dit la présidente de l’ACES, Brenda Brouwer. « Il démontre comment la vie et les expériences en dehors de l’université peuvent influencer et inspirer la poursuite d’une initiative érudite. Un doctorat donne l’occasion à un étudiant d’explorer un sujet qui le passionne, et ce, dans toutes ses dimensions. Le milieu universitaire canadien est plus riche de la contribution de Douglas Hunter qui a apporté sa curiosité spéciale et sa pensée créatrice au domaine de l’histoire des peuples autochtones ».

M. Hunter recevra son prix le 3 novembre 2016 au congrès national de l’ACES à Toronto.