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5 octobre 2015

Lauréate du PETDC « Une recherche de pointe avec une conscience »


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Dr. Michelle Parker (nee Tonkin; PhD Biochemistry)


OTTAWA – Une chercheuse de l’Université de Victoria déterminée à prévenir les maladies infectieuses chez les humains, surtout celles qui affectent les pays en développement, a remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada 2015 dans la catégorie ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles.

Lorsqu’elle était adolescente, Michelle Parker (née Tonkin), docteure en biochimie, a pris conscience des ravages du paludisme par l’entremise du groupe de son église, qui menait une mission d’appui auprès de collectivités en Zambie. Quand elle a commencé son programme d’études supérieures à l’Université de Victoria, elle s’est mise en quête d’un projet qui aurait un sens pour elle et un effet sur le monde.

« Quand j’étais plus jeune, j’ai beaucoup entendu parler des besoins permanents des gens dans les pays en développement, explique-t-elle. J’ai eu la chance de trouver un directeur de thèse fantastique, qui mettait l’accent sur la connaissance approfondie de la manière dont les principaux agents pathogènes, y compris le parasite du paludisme, sont en mesure d’envahir les cellules humaines et de causer des maladies. Cette recherche a été pour moi une façon parfaite d’utiliser mes compétences et mes connaissances pour étudier les fondements de nouvelles stratégies thérapeutiques et de cibler une maladie qui affecte de façon disproportionnée les populations des pays en développement. »

Il est particulièrement important de trouver de nouvelles méthodes de lutte contre les parasites du paludisme, car ces derniers continuent de développer une résistance aux médicaments de première ligne. Michelle utilise le rayonnement à grande énergie pour l’imagerie des structures tridimensionnelles des protéines. Cette technique a révélé des détails importants de ce qui semble être le talon d’Achille du parasite du paludisme : sa manière unique de pénétrer dans les globules rouges des humains.

« Le travail de recherche aux cycles supérieurs de Michelle aide déjà d’autres chercheurs à mettre au point de nouveaux médicaments et vaccins comme stratégies de prévention ou d’éradication du paludisme », relève le professeur Martin Boulanger, qui a été le directeur de thèse de Michelle.

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Un élément majeur du travail de Michelle a été la collaboration avec un groupe de France, qui a abouti à un rapport dans la revue Science, l’une des principales revues savantes au monde pour la recherche scientifique originale. Le texte soumis à Science a été sa quatrième publication au laboratoire du Pr Boulanger. Depuis, elle a publié 17 autres articles, dont plus de 10 ont porté sur les mécanismes d’infection du parasite de la malaria et de ses apparentés.

La combinaison d’intelligence vive et de solide éthique de travail de Michelle lui a valu des éloges de la part du jury de l’ACES. Mais cela va bien au-delà. « Ce qui m’a impressionné si profondément à propos de Michelle, c’est sa manière de combiner une passion pour aider les gens et une vive curiosité scientifique. C’est de la recherche de pointe avec une conscience », conclut dit Boris Worm, chef du laboratoire de biologie de la conservation marine de l’Université Dalhousie.

Les clés de la réussite

« La recherche scientifique ressemble souvent à des montagnes russes. La présence d’un directeur de thèse fiable et le fait de s’investir personnellement dans son projet sont essentiels à la réussite d’un programme d’études supérieures », explique Michelle. Elle souligne également l’inspiration qu’elle a tirée de son occasion de se joindre à 600 autres jeunes chercheurs l’an dernier, lors d’une série de conférences et de discussions avec 37 lauréats du prix Nobel dans le cadre de la 64e réunion Lindau des prix Nobel en physiologie ou en médecine, qui a eu lieu en Allemagne. L’événement visait à favoriser le dialogue intergénérationnel et international.

Sa conférence préférée a été celle du généticien Oliver Smithies, qui a 89 ans. « Il s’est appuyé sur son expérience de vie pour parler de la façon dont les événements ordinaires et extraordinaires de nos vies s’entremêlent à notre formation scientifique et débouchent sur l’évolution des idées », dit-elle. Son inspiration provient également du physicien Brian Schmidt, qui a déclaré que « la théorie et l’observation se combinent pour vous montrer ce qui est. N’ayez donc pas d’idée préconçue sur le point auquel l’univers peut être fou – la science et l’univers vont toujours vous surprendre. » Michelle a constaté que c’est bien vrai dans sa carrière scientifique à ce jour, et elle est enthousiaste à l’idée de découvrir d’autres surprises dans ses efforts pour comprendre les complexités des pathogènes humains importants.

Les PETDC ACES/ProQuest reconnaissent les thèses de doctorat canadiennes de haut calibre depuis plus de 20 ans. Les responsables du programme sont en quête de travaux apportant des contributions importantes et originales à la collectivité universitaire et à la société canadienne. Deux récompenses sont offertes, l’une en ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles, l’autre en beaux-arts et sciences humaines et sociales. Elles consistent en un prix en argent, un certificat d’honneur et une cérémonie de remise lors du congrès annuel de l’ACES, qui se tiendra à Calgary cette année. Le nom de la personne lauréate du prix de la catégorie beaux-arts et sciences humaines et sociales sera rendu public en octobre.