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Observations depuis la première ligne


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Eric Weissman a entrepris son doctorat plus tard dans sa vie que d’autres. Son travail avec les communautés marginalisées et ses méthodes de présentation n’étaient pas compatibles avec les parcours classiques. Cela a créé quelques obstacles pour lui à l’université. Il a surmonté ces obstacles avec confiance et persévérance, ce qui l’a conduit au programme d’études supérieures individualisées de l’Université Concordia, à Montréal. Son travail lui a permis de remporter le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada (PETDC) en 2014. Son expérience a confirmé sa vision de Repenser le doctorat.

Ma carrière universitaire a fait naître chez moi de nouvelles idées au sujet des études supérieures. Mes observations viennent de mon expérience en tant qu’étudiant adulte, en tant qu’universitaire qui utilise les nouveaux médias et en tant que candidat au doctorat en quête d’un contexte interdisciplinaire pour mener mes recherches sur mon sujet.

Le fait d’avoir remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada de l’ACES a donné à mon travail une pertinence accrue. Je crois que cela peut être une source d’inspiration pour d’autres personnes qui veulent utiliser la pensée pour réparer certains des dégâts que notre société a créés. Je crois sincèrement ceci : étant donné qu’une bonne partie des problèmes que nous devons affronter dans le monde matériel et social sont de notre propre création, nous devons centrer notre attention et nos énergies collectives sur la construction de solutions.

Pour cela, il faut prendre des risques.

En d’autres mots, les universitaires ne devraient pas craindre de produire de la recherche et de dire des choses qui sont impopulaires, parce que la raison populaire est loin de changer les choses.

De tout temps, des groupes d’intérêt puissants ont voulu des universitaires bien tranquilles, qui protègent le statu quo intellectuel et ne font pas de remise en question vraiment approfondie. En tant qu’universitaires, nous sommes souvent en proie à une anxiété intense au sujet du financement, de la sécurité d’emploi et des pressions venant des pairs. Ces réalités peuvent compromettre notre fidélité intellectuelle et notre engagement envers le changement social.

Dans le monde universitaire, beaucoup d’entre nous, surtout les récents diplômés, sont choqués par le degré de marchandisation que les études supérieures ont atteint. Débordés par les préoccupations relatives aux revenus et aux budgets, il semble quelquefois que nous oublions le caractère actuel et la valeur de la pensée ou de l’action authentiques.

La récompense des études supérieures ne devrait pas se limiter à des établissements rentables dans lesquels les étudiants consomment un produit. En tant qu’enseignants et chercheurs, nous devons investir dans l’encouragement de la pensée profitable et la fabrication – si j'ose m’exprimer ainsi – de diplômés ayant la capacité de contribuer au changement social nécessaire.

L’ACES reconnaît des travaux qui apportent de telles contributions. Dans mon cas, et après trois rejets de ma recherche par d’importants fonds de recherche nationaux, la reconnaissance par l’ACES m’a montré que les travaux importants ont une grande pertinence pour les esprits sagaces.

L’ACES et les autres organisations qui reconnaissent le mérite des recherches solides (correct the English, it says "sold") et audacieuses sont en quelque sorte en première ligne dans la bataille pour les études supérieures de qualité.

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