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Prix d’excellence pour une thèse de doctorat (PETD) du Canada

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Les PETD ACES/ProQuest procurent une reconnaissance à des thèses de doctorat canadiennes de haut calibre depuis plus de 20 ans. Nous sommes en quête de travaux apportant des contributions importantes et originales à la collectivité universitaire et à la société canadienne. Deux récompenses sont offertes, l’une en ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles; et l’autre en beaux-arts et sciences humaines et sociales. Elles consistent en un prix de 1 500 $, un certificat d’honneur et une cérémonie de remise lors du congrès annuel de l’ACES, qui se tiendra à la ville de Québec.

Les mises en candidature sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2017.


APPEL DE MISES EN CANDIDATURE LES PRIX D’EXCELLENCE ACES / PROQUEST-UMI POUR UNE THÈSE DE DOCTORAT DE 2017

Liste de vérification



2017 - EN QUÊTE DES MEILLEURES THÈSES


Travaillez-vous avec un doctorant ou une doctorante, ou connaissez-vous une telle personne dont la thèse apporte une contribution unique à son domaine d’études? Jetez alors un coup d’œil à l’appel de mises en candidatures pour le Prix d’excellence de 2017 une thèse de doctorat.

C’est une saison passionnante ici, à l’ACES, quand nous publions cet appel annuel. En partenariat avec les éditeurs ProQuest-UMI, nous sommes en quête des meilleures thèses de doctorat au Canada depuis plus de 20 ans.

Deux récompenses sont offertes, l’une en ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles; et l’autre en beaux-arts et sciences humaines et sociales.

Chacun des lauréats reçoit un prix en espèces de 1 500 $ qui sera présenté lors du congrès 2017 de l’ACES à la ville de Québec. Par ailleurs, l’équipe médias de l’ACES travaille avec les lauréats et lauréates de manière à accroître la visibilité de leur recherche dans les médias et leur collectivité de parties intéressées.

Les parcours professionnels des lauréats antérieurs sont impressionnants. Travailler avec des réfugiés syriens, surveiller l’état de nos océans, étudier l’impact de l’exercice sur notre population vieillissante – ce ne sont que quelques-unes des contributions que font nos universitaires canadiens ici et à l’étranger.

Voici la liste de vérification pour le processus de nomination. Les demandes complètes doivent être reçues d’ici le 31 mars 2017.

Vous avez des questions? N’hésitez pas à communiquer avec le bureau de l’ACES.

2016 - Lauréate du PETDC: Alimenter un avenir durable


Un jeune ingénieur chimiste menant des recherches novatrices en technologie des piles à combustible a remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada de 2016 dans la catégorie Ingénierie/Sciences médicales/Sciences naturelles.

Drew Higgins (Ph. D., Génie chimique, Université de Waterloo) a conçu un catalyseur de pile à combustible sept fois plus efficace que les catalyseurs actuels de technologie avancée. Comme ce procédé nécessite du platine très coûteux, il a également cherché à concevoir des catalyseurs exempts de métaux précieux. Le résultat de son travail a dépassé le rendement de modèles similaires utilisés dans d’autres laboratoires.

« Mon travail est partiellement motivé en étant conscient que les piles à combustible peuvent offrir une alternative à la dépendance de notre société aux combustibles fossiles », déclare Higgins depuis le laboratoire de l’Université Stanford où il mène ses recherches dans le cadre d’une bourse postdoctorale Banting. « Une économie énergétique durable requiert des sources de carburant pour le secteur des transports, l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. »


Actuellement, le prix du platine rend la technologie très coûteuse. « Le Saint Graal de ce type de technologie de pile à combustible est de trouver une alternative au platine, afin de réduire les coûts tout en créant des piles stables et durables », explique-t-il.

Unanimes dans leur choix, les juges ont de plus remarqué que son article avait été cité plus de 2 800 fois au cours de sa jeune carrière.

« Je n’ai jamais vu un étudiant en doctorat aussi productif », déclare le Dr Zhongwei Chen, président et directeur de recherche pour le Canada du programme coopératif d’études supérieures en nanotechnologie de l’Université de Waterloo. « Je suis fier d’avoir été le superviseur de Drew. Sa thèse de doctorat présentait un large corpus de travaux original et qui avait des répercussions à l’échelle mondiale. Il va accomplir de grandes choses dans sa carrière de chercheur. »

De son côté, Higgins déclare que le Dr Chen lui a offert de nombreuses opportunités en dirigeant un laboratoire d’une façon qui encourageait la réussite des étudiants.

« La recherche, comme la plupart des choses dans la vie, demande un travail d’équipe », ajoute Higgins, qui continue à jouer au hockey tout en travaillant en Californie. « Certains ne seront peut-être pas d’accord, mais de tous les sports d’équipe, les performances individuelles au hockey ne peuvent jamais éclipser un solide travail d’équipe. J’utilise cela dans tous les aspects de ma vie, en m’assurant que les objectifs d’équipe prennent toujours le pas sur les intérêts personnels. Ce prix est le résultat d’un solide travail d’équipe. »

Son objectif final est de créer une pile à combustible qui fonctionnera durant 5 000 heures et qui pourra concurrencer des moteurs à combustion interne typiques. Tout en poursuivant son travail en faveur de cet objectif, il prend le temps d’expliquer à la fois la mécanique et les répercussions potentielles pour le grand public en donnant des entrevues dans les médias et lors de conférences publiques. Il adore également enseigner.

« Mon objectif de carrière est d’obtenir un poste de professeur dans un établissement canadien », dit-il. « J’aimerais rendre au système d’éducation, lequel m’a tant apporté. Un jour, j’espère pouvoir gérer un programme de recherche et de formation en technologies d’énergies durables et diriger une équipe de jeunes chercheurs afin de concevoir des solutions d’énergie propre. Ce travail répond à l’un des besoins les plus pressants au monde et je souhaite jouer un rôle dans l’éducation de notre prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs. »

« Ce n’est pas exagéré de dire que le travail du Dr Higgins est crucial pour le Canada et le reste du monde », déclare la présidente de l’ACES, Brenda Brouwer. « Son originalité, sa persévérance et sa capacité à penser différemment afin de créer des solutions innovantes sont les traits que nous recherchons chez nos étudiants de troisième cycle. Il est une inspiration, dans le sens où la mise en œuvre de ses recherches peut rendre le monde meilleur et plus durable. »

Higgins recevra son prix en novembre prochain lors de la conférence annuelle de l’Association canadienne pour les études supérieures à Toronto.

Il sera rejoint par Douglas Hunter, gagnant du Prix d’excellence pour une thèse de doctorat dans la catégorie des beaux-arts, sciences humaines et sciences sociales.


2016 - Lauréate du PETDC: l’histoire revisitée


Un auteur à succès de livres portant sur l’histoire, les affaires et le sport a remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat (PETD) du Canada pour 2016. « Stone of Power », l’étude de Douglas Hunter (PhD en Histoire de l’Université York) qui se penche sur la façon dont les peuples autochtones de l’Amérique du Nord ont été dépeints, et leur histoire culturelle parfois effacée, a été le choix ultime des juges.

Ayant une carrière établie comme écrivain, éditeur, cartographe et artiste graphique, M. Hunter, 57 ans, a remporté plusieurs prix littéraires. Suite à l’insistance d’une historienne de l’Université York, qui sera plus tard son superviseur de thèse, il est ensuite retourné aux études pour faire son doctorat.

« Je l’ai invité à donner une conférence sur les explorateurs du Nouveau Monde dans l’une de mes classes », dit Carolyn Podruchny, professeure associée à l’Université York. « À la fin de ce cours, j’étais convaincue qu’il devait faire un doctorat ».

Mme Podruchny le décrit comme étant « brillant, amusant et humble », ajoutant qu’il « respecte des normes élevées dans son travail et qu’il possède une énergie et une curiosité apparemment sans limite. Sa générosité intellectuelle avec ses pairs était inspirante pour notre département ».

Son travail comme journaliste et auteur lui a procuré les compétences organisationnelles et de recherche pour terminer une thèse engagée. Le travail de doctorat a bien sûr amélioré ces compétences, mais il lui a apporté beaucoup plus.

« C’était une occasion d’explorer ce que les historiens avaient déjà écrit sur ce sujet et de le développer à un autre niveau », déclare Hunter à partir de son bureau à domicile sur la Baie Géorgienne en Ontario. « Cela a nécessité plus de lecture et de réflexion que je n’aurais jamais pu imaginer ».

Conteur expérimenté, Hunter a utilisé une roche grise de 40 tonnes logée dans le lit d’une rivière au Massachusetts et recouverte de pétroglyphes, comme fondement de son étude. Examiner les théories et les explications autour de Dighton Rock, qui a déjà été la relique la plus célèbre en Amérique, permet à M. Hunter d’explorer pourquoi les peuples autochtones ont été réduits par des penseurs importants depuis la fin du dix-septième siècle. « Les origines de Dighton Rock ont été un sujet très contesté parmi les historiens », dit-il. Étudier son historiographie nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur la colonisation et de quelle façon nous faisons l’histoire ». La thèse démontre comment les théoriciens essayaient vraiment de répondre à deux questions, à l’avantage des colonisateurs : qui appartenait à l’Amérique et à qui appartenait l’Amérique?

Hunter a failli tout abandonner cinq semaines après avoir débuté son doctorat. Habitué à une lourde charge de travail, il n’avait cependant pas anticipé le volume de lecture à faire pour le cours. Il était inquiet en raison de l’écart de 30 ans qui le séparait depuis ses derniers cours à l’université. La route de la Baie Géorgienne jusqu’à Toronto représentait un grand défi durant les mois d’hiver, tout comme ses responsabilités familiales en tant qu’aidant principal de son fils d’âge adulte requérant des soins spéciaux. Mais il a persévéré, obtenu une bourse d’études Vanier Canada ainsi que la bourse canadienne William E. Taylor en tant que candidat exceptionnel au doctorat en sciences sociales et humanités. Il est actuellement boursier sous la supervision de la Dr Susan Roy à l’Université de Waterloo. Une version mise à jour de sa thèse, comprenant des recherches supplémentaires, sera publiée sous le titre de Stone of Power par les Presses de l’Université de Caroline du Nord à l’automne 2017. Il rédige aussi un livre pour les Presses de l’Université McGill-Queen’s sur la supercherie des reliques vikings de Beardmore au Musée Royal de l’Ontario.

« Douglas Hunter est un choix extraordinaire pour le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat », dit la présidente de l’ACES, Brenda Brouwer. « Il démontre comment la vie et les expériences en dehors de l’université peuvent influencer et inspirer la poursuite d’une initiative érudite. Un doctorat donne l’occasion à un étudiant d’explorer un sujet qui le passionne, et ce, dans toutes ses dimensions. Le milieu universitaire canadien est plus riche de la contribution de Douglas Hunter qui a apporté sa curiosité spéciale et sa pensée créatrice au domaine de l’histoire des peuples autochtones ».

M. Hunter recevra son prix le 3 novembre 2016 au congrès national de l’ACES à Toronto.


2015 - Lauréate du PETDC « Les réfugiés, la guerre et le sens du lieu : une chercheuse est citée pour l’excellence de ses travaux »


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Dr. Bree Akesson


Une recherche sur les répercussions de la violence politique et de la guerre sur le sens du lieu chez les enfants a permis à son auteure de remporter le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada 2015 (PETDC) dans la catégorie beaux-arts et sciences humaines et sociales.

Bree Akesson a obtenu son doctorat en travail social de l’Université McGill. Sa thèse intitulée Contradictions in Place: Everyday Geographies of Palestinian Children and Families Living Under Occupation (Contradictions et lieux : Géographies quotidiennes des familles et des enfants palestiniens vivant sous l’occupation) est une autre étape d’une carrière internationale en recherche axée sur la manière d’aider les gens à guérir des ravages du déracinement, de l’adversité et de la violence.

Malheureusement, il s’agit d’un problème qui n’est pas près de disparaître. Selon l’ONU, on compte en ce moment dans le monde 60 millions de personnes déplacées de force et contraintes de quitter leur maison. Il y a 10 ans, il y avait 37,5 millions de personnes déplacées. « La communauté mondiale est aux prises avec ce problème en ce moment même, et les importants travaux de la professeure Akesson n’en sont que plus pertinents », constate Sally Rutherford, directrice générale de l’ACES.

Le style de Mme Akesson est à la fois rempli de compassion et à l’avant-garde. Les membres du jury ont cité son utilisation novatrice des technologies pour recenser et cartographier les expériences de ses sujets, mais elle a aussi un profond sentiment d’obligation de donner une voix aux gens qui participent à ses recherches. « Il est extrêmement important d’utiliser les données que nous recueillons, souligne-t-elle. La recherche évolue constamment. Mais ce qui ne change pas, c’est qu’on doit être respectueux envers les gens et faire preuve de sensibilité envers eux. »

Regardez cette vidéo d’un événement TedX lors duquel Bree Akesson explique l’importance du « lieu ».






Carrière internationale

Son intérêt pour les enjeux mondiaux a été éveillé par un séjour au Kenya avec le Peace Corps. Mme Akesson était inscrite à un programme prémédical à New York et travaillait comme technicienne médicale ambulancière lorsqu’elle s’est rendu compte qu’elle « aimait vraiment parler aux patients et entendre leur histoire plutôt que de se contenter de les conduire à l’hôpital. »

Cet intérêt pour les récits de vie lui est resté. Elle est actuellement professeure adjointe de travail social à l’Université Wilfrid Laurier. Elle est également facilitatrice de traitement pour le groupe d’épidémiologie psychiatrique pédiatrique de la Research Foundation for Mental Hygiene du New York State Psychiatric Institute. Ce travail est centré sur les enfants et les familles touchées par les événements du 11 septembre et les enfants de parents ayant des démêlés avec le système de justice pénale.

Elle se prépare à mener d’autres travaux à l’étranger en tant que chercheuse principale pour une étude sur les expériences des réfugiées syriennes enceintes en Jordanie, au Liban et en Turquie. Elle organise aussi un projet plus vaste pour étudier les expériences des enfants syriens dans les camps de réfugiés en Jordanie, au Liban et en Turquie

« Sa recherche extrêmement importante sur les géographies de l’occupation et de la violence politique est un projet ambitieux qui reconnaît la nécessité de l’inclusion des voix privées de pouvoir pour donner un sens à l’espace », souligne Maria Belen-Ordonez, professeure d’anthropologie culturelle à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario, l’une des trois membres du jury de 2015.

Les PETDC ACES/ProQuest reconnaissent les thèses de doctorat canadiennes de haut calibre depuis plus de 20 ans. Les responsables du programme sont en quête de travaux apportant des contributions importantes et originales à la collectivité universitaire et à la société canadienne. Deux récompenses sont offertes, l’une en ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles, l’autre en beaux-arts et sciences humaines et sociales. Elles consistent en un prix de 1 500 $, un certificat d’honneur et une cérémonie de remise lors du congrès annuel de l’ACES, qui se tiendra à Calgary. Le prix de 2015 dans la catégorie des sciences a récemment été décerné à Michelle Parker, docteure en microbiologie/biochimie de l'Université de Victoria.


2015 - Lauréate du PETDC « Une recherche de pointe avec une conscience »


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Dr. Michelle Parker (nee Tonkin; PhD Biochemistry)


OTTAWA – Une chercheuse de l’Université de Victoria déterminée à prévenir les maladies infectieuses chez les humains, surtout celles qui affectent les pays en développement, a remporté le Prix d’excellence pour une thèse de doctorat du Canada 2015 dans la catégorie ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles.

Lorsqu’elle était adolescente, Michelle Parker (née Tonkin), docteure en biochimie, a pris conscience des ravages du paludisme par l’entremise du groupe de son église, qui menait une mission d’appui auprès de collectivités en Zambie. Quand elle a commencé son programme d’études supérieures à l’Université de Victoria, elle s’est mise en quête d’un projet qui aurait un sens pour elle et un effet sur le monde.

« Quand j’étais plus jeune, j’ai beaucoup entendu parler des besoins permanents des gens dans les pays en développement, explique-t-elle. J’ai eu la chance de trouver un directeur de thèse fantastique, qui mettait l’accent sur la connaissance approfondie de la manière dont les principaux agents pathogènes, y compris le parasite du paludisme, sont en mesure d’envahir les cellules humaines et de causer des maladies. Cette recherche a été pour moi une façon parfaite d’utiliser mes compétences et mes connaissances pour étudier les fondements de nouvelles stratégies thérapeutiques et de cibler une maladie qui affecte de façon disproportionnée les populations des pays en développement. »

Il est particulièrement important de trouver de nouvelles méthodes de lutte contre les parasites du paludisme, car ces derniers continuent de développer une résistance aux médicaments de première ligne. Michelle utilise le rayonnement à grande énergie pour l’imagerie des structures tridimensionnelles des protéines. Cette technique a révélé des détails importants de ce qui semble être le talon d’Achille du parasite du paludisme : sa manière unique de pénétrer dans les globules rouges des humains.

« Le travail de recherche aux cycles supérieurs de Michelle aide déjà d’autres chercheurs à mettre au point de nouveaux médicaments et vaccins comme stratégies de prévention ou d’éradication du paludisme », relève le professeur Martin Boulanger, qui a été le directeur de thèse de Michelle.

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Un élément majeur du travail de Michelle a été la collaboration avec un groupe de France, qui a abouti à un rapport dans la revue Science, l’une des principales revues savantes au monde pour la recherche scientifique originale. Le texte soumis à Science a été sa quatrième publication au laboratoire du Pr Boulanger. Depuis, elle a publié 17 autres articles, dont plus de 10 ont porté sur les mécanismes d’infection du parasite de la malaria et de ses apparentés.

La combinaison d’intelligence vive et de solide éthique de travail de Michelle lui a valu des éloges de la part du jury de l’ACES. Mais cela va bien au-delà. « Ce qui m’a impressionné si profondément à propos de Michelle, c’est sa manière de combiner une passion pour aider les gens et une vive curiosité scientifique. C’est de la recherche de pointe avec une conscience », conclut dit Boris Worm, chef du laboratoire de biologie de la conservation marine de l’Université Dalhousie.

Les clés de la réussite

« La recherche scientifique ressemble souvent à des montagnes russes. La présence d’un directeur de thèse fiable et le fait de s’investir personnellement dans son projet sont essentiels à la réussite d’un programme d’études supérieures », explique Michelle. Elle souligne également l’inspiration qu’elle a tirée de son occasion de se joindre à 600 autres jeunes chercheurs l’an dernier, lors d’une série de conférences et de discussions avec 37 lauréats du prix Nobel dans le cadre de la 64e réunion Lindau des prix Nobel en physiologie ou en médecine, qui a eu lieu en Allemagne. L’événement visait à favoriser le dialogue intergénérationnel et international.

Sa conférence préférée a été celle du généticien Oliver Smithies, qui a 89 ans. « Il s’est appuyé sur son expérience de vie pour parler de la façon dont les événements ordinaires et extraordinaires de nos vies s’entremêlent à notre formation scientifique et débouchent sur l’évolution des idées », dit-elle. Son inspiration provient également du physicien Brian Schmidt, qui a déclaré que « la théorie et l’observation se combinent pour vous montrer ce qui est. N’ayez donc pas d’idée préconçue sur le point auquel l’univers peut être fou – la science et l’univers vont toujours vous surprendre. » Michelle a constaté que c’est bien vrai dans sa carrière scientifique à ce jour, et elle est enthousiaste à l’idée de découvrir d’autres surprises dans ses efforts pour comprendre les complexités des pathogènes humains importants.

Les PETDC ACES/ProQuest reconnaissent les thèses de doctorat canadiennes de haut calibre depuis plus de 20 ans. Les responsables du programme sont en quête de travaux apportant des contributions importantes et originales à la collectivité universitaire et à la société canadienne. Deux récompenses sont offertes, l’une en ingénierie, sciences médicales et sciences naturelles, l’autre en beaux-arts et sciences humaines et sociales. Elles consistent en un prix en argent, un certificat d’honneur et une cérémonie de remise lors du congrès annuel de l’ACES, qui se tiendra à Calgary cette année. Le nom de la personne lauréate du prix de la catégorie beaux-arts et sciences humaines et sociales sera rendu public en octobre.

Prix d’excellence de 2014 pour une thèse de doctorat: S’attaquer à l’itinérance


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Prix d’excellence de 2014 pour une thèse de doctorat: S’attaquer à l’itinérance. Photo is courtesy Nigel Dickson.

Ottawa - Une étude riche et concrète sur les communautés intentionnelles de sans-abri comme les bidonvilles et les camps de tentes a gagné le Prix d’excellence de 2014 pour une thèse de doctorat de l’Association canadienne pour les études supérieures.

Le travail multimédia et interdisciplinaire d’Eric Weissman’s (PhD Ind.), «Espaces, endroits et états d’esprit : une ethnographie pragmatique de la critique liminale», a été effectué grâce au programme d’Études indépendantes de l’Université Concordia. Il a passé presque 13 ans à faire des recherches et des vidéos sur son sujet de thèse.

Weissman a utilisé la vidéo et les médias sociaux en plus de la recherche traditionnelle et de l’écriture afin de tenter d’encourager les observations, les discussions, et les débats sur la relation entre le logement, l’itinérance et le rôle que ces communautés jouent dans la société et la structure politique.

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Le travail multimédia et interdisciplinaire d’Eric Weissman’s (PhD Ind.), «Espaces, endroits et états d’esprit : une ethnographie pragmatique de la critique liminale», a été effectué grâce au programme d’Études indépendantes de l’Université Concordia. Photo is courtesy Jerome Crowder.

C’est le travail intense et passionné d’un universitaire qui fut jadis aux prises avec l’itinérance et la toxicomanie. «J’ai décidé de canaliser ce qui avait été un désastre personnel pour moi dans une forme d’introspection qui me permettrait d’effectuer du travail ethnographique sur le terrain dans le domaine de l’itinérance», dit-il.

La thèse compare les programmes de logement financés par l’État et les formes alternatives de communautés intentionnelles de sans-abri.

«Mon travail de doctorat utilise une approche interdisciplinaire du récit critique et introspectif à partir du point de vue des participants, afin de comprendre comment les résidents de ces communautés établissent des engagements essentiels entre eux et envers l’activisme en matière de logement», dit Weissman. «L’estime de soi et la démocratie vont de pair et jouent un rôle pour réduire les conditions de l’itinérance chronique.»

La thèse examine le problème à partir de multiples perspectives comme les sciences politiques, les politiques publiques, l’urbanisme, et la santé mentale.

«C’est un exemple parfait de la vie intellectuelle», dit Dr David Cecchetto, un X professeur adjoint du département des sciences humaines de la York University et membre du panel des juges de cette année. «C’est le meilleur qu’une personne peut retirer d’un doctorat.» Cechetto a gagné le prix de l’ACES en 2011.

Weissman décrit son travail comme étant continu et «introspectif». Il a passé du temps dans des communautés de transition au Canada et aux États-Unis pour observer et écrire un livre sur le sujet.

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«Le livre a été envoyé aux villages en question pour encourager de nouvelles discussions qui sont devenues plus tard des chapitres de la thèse, une sorte de travail virtuel et numérique sur le terrain», dit-il.

L’approche de Weissman a reconnu que les complexités de l’itinérance ne peuvent pas être expliquées dans un document factuel traditionnel. C’était un projet qui convenait bien à la philosophie de l’Université Concordia.

Écoutez cette entrevue de CBC Radio avec Eric Weissman:


«Je suis très heureux qu’Eric ait reçu cet honneur pour son travail remarquable», dit Paul Wood-Adams, doyen des études supérieures à Concordia. «Nous croyons dans le fait de prendre des risques dans nos recherches et de poser des questions difficiles. La thèse d’Eric est un exemple parfait du travail que nous encourageons pour remettre des bourses d’études interdisciplinaires dans notre programme individuel d’études supérieures.»

Son travail nécessitait une combinaison de flexibilité, créativité, et rigueur universitaire, c’est-à-dire le meilleur que les études supérieures ont à offrir.

«Le travail du Dr Weissman a établi des normes élevées pour approcher ce sujet avec rigueur et créativité», dit la présidente de l’ACES Noreen Golfman. «C’est une ressource convaincante et utile.»

Plus récemment, Weissman occupait le poste de chercheur invité au Institute for the Medical Humanities de la University of Texas. Il occupera un nouveau poste au College of New Caledonia à Prince George en Colombie-Britannique plus tard cette année. Vous pouvez en apprendre davantage sur le travail du Dr Weissman ici.

Weissman recevra son prix en octobre quand l’Association canadienne pour les études supérieures tiendra son congrès annuel à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador.

«Les Prix d’excellence pour une thèse de doctorat ACES/PROQUEST-UMI ont débuté en 1994. Ils reconnaissent les étudiants du doctorat dont les thèses apportent une contribution originale à leur domaine universitaire. Deux prix sont offerts chaque année : un dans la catégorie Génie, science médicale et sciences naturelles ; et un dans la catégorie Beaux-Arts, sciences humaines et sciences sociales.

L’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) rassemble 58 universités canadiennes ayant des programmes d’études supérieures et trois agences fédérales de subvention à la recherche, ainsi que d’autres établissements et organisations ayant un intérêt pour les études supérieures.

Pour de plus amples renseignements:
Gail Dugas, Communications ACES
613-334-5658

Prix 2014 de la thèse de doctorat avec distinction: La santé de nos océans.


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Ottawa - Une thèse de doctorat intitulée : Causes et conséquences des changements les concentrations globales de phytoplancton marin durant le dernier siècle, qui analyse plus d’un siècle de données pour examiner la santé des océans du monde entier a obtenu le Prix canadien 2014 de la thèse de doctorat avec distinction dans la catégorie Génie, science médicale et sciences naturelles.

Daniel Boyce (PhD Biologie) de l’Université Dalhousie a compilé une collection sans précédent de données océanographiques historiques et récentes pour documenter le déclin du phytoplancton. La minuscule algue est la source principale d’alimentation dans les écosystèmes océaniques.

Son travail a lié l’élévation de la température des couches supérieures de l’océan et les conditions océanographiques changeantes à la présence de phytoplancton, et il a démontré une baisse de 1 pour cent chaque année pendant les dernières 40 années.

Les résultats obtenus par Boyce contribuent à une quantité croissante de preuves scientifiques indiquant que les changements de climat altèrent les bases des écosystèmes marins. L’élévation des températures rend l’océan plus stratifié, limitant les mouvements entre les différentes couches et la diminution de l’apport de nutriments à la surface où le phytoplancton se développe.

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«Le déclin international est sans équivoque», dit Boyce. «Et c’est un problème sérieux. Le phytoplancton est essentiel pour notre système de survie planétaire. Il produit la moitié de l’oxygène que nous respirons, il prélève le CO2 de surface, et soutient en définitive toute notre pêche. Un océan avec moins de phytoplanctons fonctionnera différemment, et nous devons tenir compte de cela dans nos efforts de gestion.»

C’était un travail laborieux et détaillé, souvent devant un écran d’ordinateur. Plus d’un demi-million d’observations ont été compilées dans une précieuse base de données qui reflète les tendances sur plus de 100 ans.

«Ce travail était impressionnant», dit le Professeur Eric Filion du département de chimie de l’Université de Waterloo et membre du panel des juges de l’ACES. «Le fait d’avoir un article publié dans Nature à cette étape de sa carrière en dit long sur la qualité de sa recherche.»


Boyce a travaillé en étroite collaboration avec le Dr Boris Worm, un expert reconnu internationalement en biodiversité marine et directeur du Worm Lab à l’Université Dalhousie.

«Il est comme une éponge pour les données scientifiques», dit Dr Worm. «Il a accumulé laborieusement une énorme base de données sur le plancton, et il a ensuite extrait ces modèles extraordinaires dont personne n’était vraiment conscient. Il est très méticuleux, fait attention aux détails, tout en regardant la situation dans son ensemble.»

Et c’est la situation globale qui a inspiré Boyce.

«Le phytoplancton est la clé des opérations de pêche durable et de la santé générale de l’océan. Nous devons nous assurer que les chiffres ne continuent pas à décliner», dit Boyce, qui a travaillé avec une équipe du Bedford Institute of Oceanography en Nouvelle-Écosse. Il espère que son travail fournira des incitatifs pour un suivi international afin de réduire les incertitudes dans les projections futures.

Boyce recevra son prix en octobre quand l’Association canadienne pour les études supérieures tiendra son congrès annuel à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador.

«La qualité des thèses soumises pour le Prix de l’ACES est de plus en plus impressionnante chaque année», dit la présidente de l’ACES, Noreen Golfman. «La passion, la persistance, et la rigueur académique du travail du Dr Boyce est un exemple parfait du rôle important que la formation supérieure canadienne joue dans le monde.»

Les Prix d’excellence pour une thèse de doctorat ACES/PROQUEST-UMI ont débuté en 1994. Ils reconnaissent les étudiants du doctorat dont les thèses apportent une contribution originale à leur domaine universitaire. Deux prix sont offerts chaque année: un dans la catégorie Génie, science médicale, et sciences naturelles; et un dans la catégorie Beaux-arts, sciences humaines, et sciences sociales.

L’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) rassemble 58 universités canadiennes ayant des programmes d’études supérieures et les trois agences fédérales de subventions à la recherche, ainsi que d’autres établissements et organisations ayant un intérêt pour les études supérieures.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec:
Gail Dugas
613-334-5658
gailadugas@gmail.com


Prix de la thèse ACES 2013 : Élucider Un Mystère Évolutioniste

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Ottawa - Une étude sur l’histoire évolutionniste et les structures démographiques de la chèvre de montagne d’Amérique du Nord emblématique a gagné le Prix d’excellence ACES/Proquest-UMI de 2013 pour une thèse de doctorat (catégorie génie, sciences médicales et sciences naturelles).

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Le travail d’Aaron Shafer chevauchait la science fondamentale, l’histoire évolutionniste, la gestion de la faune et l’écologie. Durant ses recherches, il s’est transformé en détective pour consulter les journaux de bord de marins russes, il a effectué des expéditions de suivi sur des falaises en Alaska, et il a inspiré une artiste autochtone maître tisserande.

«Tous les professeurs devraient avoir un étudiant comme Aaron au moins une fois dans leur carrière», dit son superviseur Dave Coltman, professeur et associé de la chaire de recherche en sciences biologiques de l’ University of Alberta à Edmonton. «Il travaille très fort. Je n’ai jamais eu à le motiver. Je devais essayer de le suivre.»

«Plusieurs étudiants qui commencent leur thèse vont directement au réfrigérateur du laboratoire et ils commencent à travailler sur les échantillons déjà recueillis. Pendant sa première année en Alberta, Aaron s’est fait pousser la moustache et il a commencé à chasser et pêcher. Il a contacté les responsables du Fish and Wildlife Department en Alaska. Aaron savait qu’il devait suivre les animaux et découvrir quelle géographie ils préféraient. Et il sait que la conservation et la gestion touchent la vie des gens – il les a donc traitées de façon authentique.»

L’approche amicale de M. Shafer n’a pas diminué sa rigueur universitaire, selon les juges de l’ACES.

Comme professeur du département de génie mécanique et des matériaux à la Queen's University, Ronald Anderson n’avait pas beaucoup pensé aux chèvres de montagne.

«Mais plus je lisais les applications, plus cela me touchait. Il posait des questions intéressantes et il avait des façons créatives d’y répondre», dit-il. «Tous ses articles ont été publiés dans des journaux prestigieux et il a obtenu de nombreux prix et bourses d’études. Il a abordé certaines questions évolutionnistes profondes. Je travaille à l’université depuis longtemps. Vous ne voyez pas de curriculum vitae comme le sien parmi les nouveaux diplômés au doctorat.»

Une partie essentielle du travail de M. Shafer incluait la comparaison des structures démographiques recueillies à partir de l’ADN des chèvres de montagne. Quand elle a été combinée avec les renseignements sur les fossiles, cela a mis à jour la diversité génétique et la migration qui date d’avant la dernière période glaciaire dans ce qui est maintenant l’Amérique du Nord du nord-ouest – l’Alaska, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Idaho, le Montana et Washington. Ces connaissances augmentent notre compréhension de l’évolution et elles ont une utilité contemporaine dans la gestion du troupeau – ce qui est important puisque l’espèce est considérée comme du gibier.

La biologie, et non seulement la géographie, peuvent aider à prendre des décisions éclairées sur l’endroit et le nombre de chèvres à capturer.

«Plus ces populations sont génétiquement diverses, plus elles sont en santé», dit M. Shafer. «La diversité permet l’évolution. C’est comme un compte en banque génétique qui est assez gros pour permettre aux populations de changer et faire face aux changements climatiques. Si vous n’avez pas cela, l’habileté à changer est sérieusement affaiblie.»

Durant une entrevue sur Skype à partir de l’Université d’Uppsala en Suède où il est stagiaire postdoctoral, M. Shafer démontre de l’enthousiasme pour les nombreux rebondissements de ses recherches.

Il dit qu’à un certain moment, il s’est retrouvé en train de scruter les journaux de bord de 200 ans de marins russes qui ont rapporté avoir vu des «chevreuils» sur Baranof Island en Alaska. On pensait qu’il n’y avait pas de chèvres sur l’île jusqu’à ce qu’un petit troupeau soit introduit dans les années 1920. Mais des échantillons d’ADN et les observations des marins nous prouvent le contraire.

Son travail a aussi inspiré un autre genre d’histoire.

Résidente de Sitka en Alaska, la maître tisserande Tlingit Teri Rofkar a ravivé l’art de la création de tuniques cérémoniales fabriquées avec la laine de chèvres de montagnes – une tradition qui date de plusieurs siècles. Quand elle a entendu parler des recherches, elle a donné de la laine de chèvres de montagne de Baranof Island qu’elle avait recueillie afin que des échantillons d’ADN puissent être prélevés. Le projet a continué de la captiver et elle a créé un motif qui inclut la double hélice de l’ADN ainsi que les bordures traditionnelles du haut qui représentent les glaciers.

M. Shafer recevra son prix en novembre quand l’Association canadienne pour les études supérieures tiendra son congrès à Montréal.

Les Prix d’excellence ACES/PROQUEST-UMI pour une thèse de doctorat ont commencé en 1994. Ils reconnaissent les étudiants du doctorat dont les thèses apportent une contribution originale à leur domaine universitaire. Deux prix sont remis chaque année : un en génie, sciences médicales et sciences naturelles; et un en beaux-arts, sciences humaines et sciences sociales.

L’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) rassemble 58 universités ayant des programmes d’études supérieures, trois organismes subventionnaires fédéraux, ainsi que d’autres établissements et organisations ayant un intérêt pour les études supérieures.

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Aperçu de la meilleure thèse canadienne sur le dépistage du VIH et l’immigration

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Ottawa - La gagnante 2013 du Prix d’excellence ACES/ProQuest-UMI pour une thèse de doctorat (catégorie beaux-arts, sciences humaines et sciences sociales) témoigne de la façon dont l’expérience de travail peut façonner un parcours universitaire.

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Laura Bisaillon est retournée à l’école des études supérieures après dix ans de travail en développement communautaire et en service social – au Canada et dans le monde.

Le dernier emploi de Mme Bisaillon comme travailleuse sociale pour une organisation de santé sexuelle des femmes dans l’Est de Montréal lui a fourni un catalyseur pour poursuivre la prochaine étape de sa carrière.

«Je pouvais voir comment des politiques, pratiques, et règlements générés de façon bureaucratique affectaient les clients et le personnel, des personnes réelles. Ces observations étaient anecdotiques, et manquaient d’analyse systématique. Je voulais comprendre et attirer l’attention sur les problèmes que j’observais.»

Le projet de doctorat de Mme Bisaillon intitulé Cordon sanitaire ou politique de santé reflète sa compréhension de la complexité des politiques de santé publique. Elle a abordé ses recherches avec une perspective interdisciplinaire, et elle a utilisé sa formation en science politique, relations internationales, urbanisme, et santé de la population. Le résultat est une analyse critique de la façon dont fonctionnent le système canadien d’immigration et la politique de dépistage obligatoire du VIH auprès des futurs immigrants et des réfugiés. C’est aussi une exploration et une critique de l’impact des décisions gouvernementales sur les personnes et leurs communautés.

«Ce qui distingue son travail, c’est qu’il faisait partie d’un programme de recherche bien développé», dit William Barker, professeur d’anglais et directeur du programme de doctorat interdisciplinaire de l’Université Dalhousie. Il est engageant, pertinent, et connecté au travail déjà fait dans ce domaine par d’autres personnes.

Mme Bisaillon dit que c’est la pertinence au-delà de la thèse elle-même qui a guidé son travail et sa pratique.

«Il est important pour moi que la recherche soit ancrée dans les problèmes sociaux auxquels font face les gens dans leur vie quotidienne», dit Mme Bisaillon. «Le fait de choisir un problème et de l’examiner avec une rigueur scientifique promet de produire des résultats qui peuvent être très utiles. Les recherches empiriques ancrées dans les réalités sociales ont réussi à contourner les interprétations idéologiques sur les effets secondaires de la politique et de la loi.»

Mme Bisaillon, résidente de Montréal, a obtenu un diplôme de doctorat interdisciplinaire en santé de la population de l’Université d’Ottawa. Son travail a été supervisé par le doyen associé Dave Holme et Ronald Labonté, de la chaire de recherche du Canada sur la mondialisation contemporaine et l’égalité en matière de santé.

«Elle était très engagée dans ce qu’elle faisait. Elle connaissait la communauté avec laquelle elle travaillait; elle savait comment tout le monde est pris dans le dédale de l’établissement des règles institutionnelles», dit M. Labonté. «Mais plus encore, son expérience et sa maturité se reflètent dans la façon incroyable dont les données ont été recueillies. Elle s’est lancée dans ce travail.»

Les organisations HIV/AIDS Legal Clinic of Ontario, Asian Community AIDS Services, le Réseau juridique canadien VIH/sida, et Sida Bénévoles Montréal ont collaboré avec Mme Bisaillon pour son projet. Elle a été soutenue par des bourses de recherche importantes.

«J’aimerais que les résultats de mon projet sociologique éclairent la façon dont sont prises les décisions médicales à propos des demandeurs séropositifs dans le programme canadien d’immigration. J’aimerais aussi que les résultats soient utiles pour les nouveaux arrivants séropositifs au Canada, les décideurs, et les intervenants de première ligne», dit-elle.

Vivre à Montréal et voyager régulièrement à Ottawa pour des cours de formation a nécessité de l’organisation et de l’énergie. Ses voyages au Québec et en Ontario ont permis à Mme Bisaillon d’avoir une plus grande compréhension de la façon dont les différentes autorités interagissent avec le gouvernement fédéral.

En septembre, Mme Bisaillon commence un nouveau défi comme membre du corps enseignant du département des études sur la santé de l’Université de Toronto. «Je désire enseigner et m’engager dans la recherche-action au niveau de la communauté qui lie les communautés canadiennes et internationales; les résultats scientifiques peuvent montrer des façons d’opérer des changements sociaux progressifs qui ont de l’importance dans la vie des gens», dit-elle.

Mme Bisaillon recevra son prix en novembre quand l’Association canadienne pour les études supérieures tiendra son congrès à Montréal.

Aaron Shafer, le gagnant 2013 dans la catégorie génie, sciences médicales, et sciences naturelles se joindra à elle.

Les Prix d’excellence ACES/PROQUEST-UMI pour une thèse de doctorat ont commencé en 1994. Ils reconnaissent les étudiants du doctorat dont les thèses apportent une contribution originale à leur domaine universitaire. Deux prix sont remis chaque année : un en génie, sciences médicales, et sciences naturelles; et un en beaux-arts, sciences humaines et sciences sociales.

L’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) rassemble 58 universités canadiennes ayant des programmes d’études supérieures, trois organismes subventionnaires fédéraux, ainsi que d’autres établissements et organisations ayant un intérêt pour les études supérieures.






Les lauréats du prix des années passées

2012 May Chazan (Géographie, Université Carleton)
Adeel Safdar (Kinésiologie, Université McMaster)
2011 David Cecchetto (Anglais, Université de Victoria)
Nicholas Carleton (Psychologie, Université de Regina)
2010 Coby Dowdell (Anglais, Université de Toronto)
Donald Gammon (Microbiologie et immunologie, Université d'Alberta)
2009 AAndrew Griffin (Anglais et études culturelles, Université McMaster)
Zhihong Nie (Chimie, Université de Toronto)
2008 Jason W.T. Hessels (physique, Université McGill)
Tracey Lindberg (droit, Université d’Ottawa)
2007 Patrik Nosil (biologie, Université Simon-Fraser)
Ian J. MacRae (littérature comparée, Université de Toronto)
2006 Hugo Cardoso (anthropologie, Université McMaster) Konrad Walus (génie électrique et de l’ordinateur, Université de Calgary)
2005 Paul-André Dubois (histoire, Université Laval)
Claire A. Sheldon (sciences cellulaire et physiologique, Université de Colombie-Britannique)
2004 Karim S. Karim (génie électrique, Université de Waterloo)
Caroline Pukall (psychologie, Université McGill )
2003 David L. Bryce (chimie, Université Dalhousie)
Gary Kuchar (anglais, Université McMaster)
2002 William Bain (science politique, Université de Colombie-Britanique)
Rees Kassen (biologie, Université McGill)
2001 Linda Marie Arsenault (musique, Université de Toronto) Chantal Lévesque (psychologie, Université d'Ottawa) Eldon Emberly (physique, Université Simon-Franser)
2000 Annamalai Annamalai Jr. (génie électrique, Université de Victoria)
Clifford Bekar (sciences économiques, Université Simon-Fraser)
1999 Desmond Manderson (droit, Université McGill)
Tommy Kwong Woo (chimie, Université de Calgary)
1998 Ilijas Farah (mathématiques, Université de Toronto)
1997 Laura Peers (anthropologie, Université McMaster)
1996 Thomas Waddell (science médicale, Université de Toronto)
1995 Andrew Gillett (études médiévales, Université de Toronto)
1994 Xianhua Jiang (physque, Université York)